Tahitien fûté voyageur activités Le Mont Hiro : 5 erreurs à éviter en randonnée

Le Mont Hiro : 5 erreurs à éviter en randonnée

sommet du mont Hiro
Mont Hiro Raivavae

Suite à mon séjour à la pension chez Linda sur Raivavae, j’en ai profité pour suivre ma petite famille farāni afin de faire un sentier à pieds jusqu’à 438m d’altitude : le mont Hiro. La gérante de la pension nous a déposé au point de départ qui commence à Vaiuru. Non loin de la grande route traversière, nous avions emprunté un chemin non indiqué. Tout le monde croit que monter au sommet de cette crête est une épreuve sans effort à escalader comme les autres. Ceci-dit, eiaha e haere noa mai terā ! Dans cet article, je vais vous énumérer les 5 erreurs à éviter lorsque vous irez sur cette montagne. Mai tā’ie !

 

Le point d’accès

Comme l’illustre les photos, vous verrez un temple à proximité du circuit. Prenez ce chemin en bord de route avec à l’entrée un hibiscus double rouge.

maison par laquelle vous devrez passer pour monter au mont HIro
maison MTR

Il remonte auprès d’un énorme manguier pour se terminer au devant d’une maison MTR. Passez devant puis là débute une petite voie dans la nature.

Au moment du croisement, suivez le tracé en restant toujours sur la gauche. Juste après, vous passerez à côté d’un tronc de ‘aito (sapin) et ce jusqu’aux câbles électriques.

Si vous descendez, c’est pas bon !

1- La tenue sporty légère 

Ma’au qui croyait faire sa randonnée tranquillement habillé en short tricot, chapeau, Te hape mau ! D’abord, après avoir passé la pente de sapins, il sera inévitable de passer les framboisiers sauvages bien épineux.

Ensuite vient les espèces de grandes herbes à feuillages qui coupent. Ne surtout pas s’agrippez dessus. Appuyez-vous sur des pierres ou attrapez de solides branches de goyaviers. 

Pour suivre, une longue traversée au beau milieu des « anuhe » (des fougères piquantes). Vous m’en direz des nouvelles ! A force de vous faufiler tout en remontant le python, tantôt vous franchirez les anuhe à hauteur des genoux, tantôt vous plongerez la tête complètement dedans.

Alors, je vous conseille fortement de bien vous barricader de la tête aux pieds. Donc, optez pour porter un pantalon ou un collant avec un manche long épais, de bonnes chaussures, un chapeau, des gants, des lunettes de soleil et un sac à dos.

2 – Aller sans guide

Même si vous êtes un aventurier et surtout pour éviter de se perdre ou d’aller n’importe où. Eiaha e hāma’au ia ‘outou ! Même la première fois, prenez d’abord un guide et si vous veniez à refaire le circuit, ok. ‘Ohipa ‘outou hoa ia !

Il faut reconnaître que j’aurai choisi quelqu’un qui connaisse bien le sentier. Par contre, si vous partez seul, marquez bien vos repères si des voies se séparent  (branche cassée, indice ou photo).

3 – Penser que c’est « facile à faire »

Là aussi vous aurez tout faux parce que juste après la remontée des câblages ça se corse. Vous franchirez les framboisiers et à partir de la traversée de fougères, votre corps d’athlète sera mis à l’épreuve.

Non seulement l’inclinaison de l’allée de « anuhe » est raide à certains endroits mais le terrain présente un sol friable sans appui ni cordage. Servez-vous de gants pour vous accrocher aux fougères en évitant de vous blesser. Au niveau de la petite fôret de pinus, ne touchez pas les pointes des brindilles piquent également.

Comptez au moins 1h avec les « arrêts repos » avant de rejoindre le plateau. Tant mieux si les nuages sont là. A l’inverse, le soleil tape et vous risquez de cramer de partout.

4 – Timing prévu et réalité

Du coup, ne vous fiez pas à une durée 2h pour arriver au mont Hiro mais environ 2h45. On met toujours plus de temps en montant que le contraire. Cela dit, tout dépend aussi :

  • du nombre d’adultes : nombreux vous serez et plus il faudra s’occuper des plus fragiles.
  • du nombre et de l’âge des enfants : bien que les petits enfants sont courageux, ils seront vite fiu (ennuyé, plaignard, fatigué, abattu, découragé, pleurnichard) surtout après la traversée de anuhe.
  • de l’âge et des conditions physique de chacun : pas trop âgé car on se fatigue vite, pas trop pesant car difficile de monter.
  • de la difficulté du tronçon : en plus d’être en condition, il faut savoir tirer en montant comme en redescendant, rentrer dans d’étroits espaces, de passer sous les branches, franchir des pentes escarpés de terre.
    Malgré une descente cool, revenir aux pentes abruptes, c’est hot. Glissez sur les fesses. A he’e piripou noa !
  • des temps d’arrêts : arrêtez-vous sous les arbres dans un coin ombreux. Par contre, lorsque vous vous retrouvez au niveau des anuhe, du plateau ainsi qu’à la crête et jusqu’au sommet : il n’y pas d’ombre.

5 – Les pas assez de…

Iaaa… j’aurais du prendre… Era ! Voici les choses à ne pas oublier une fois là haut ou de retour à la case de départ.

  1. Avoir suffisamment d’eau : une bouteille d’eau : pas assez ! Elle sera vide là haut ! Prenez 2 ou 3 bouteilles pour être sûr. Sinon, 1km de marche vous attend arrivé en bas pour aller au magasin. 
  2. Prendre des forces : mangez soit des fruits secs ou de quoi vous rebooster pour faire le chemin inverse.
  3. Protégez sa peau : Le soleil tape fort en montagne donc de la crème pour le visage, stick à lèvres et crème solaire.

 

Ce que j’en ai pensé 

Tout compte fait, malgré des montées et descentes très sportives, ça vaut le détour !

Sans savoir, des oiseaux jacassaient en vol devant moi et c’était la première que j’ai aperçu l’espèce qui porte mon prénom : le Tava’e (Tavake) qui habite en hauteur dans les crevasses. Mémorable car je me voyais !

Amusant car j’étais en très bonne compagnie avec ma petite famille farani.

Au mont Hiro, le paysage à 360° manifeste une époustouflante vue sur les communes de Anatonu, Mahanatoa et montagnes sans oublier les oiseaux. D’ailleurs, quelle admiration panoramique face aux 50 nuances bleu-vert de Raivavae.

le mont Hiro
Mont Hiro

Trop content après l’avoir fait et je garde de beaux souvenirs surtout au sommet.

J’espère que l’article vous a plu. N’hésitez pas à laisser un commentaire ou à le partager.

En attendant,

voyagez fûté et A ori maita’i !

 

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